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Prêt privé ou banque : quand choisir l'un ou l'autre?

Publié le 5 min de lecture

Une banque juge surtout les flux de trésorerie, les états financiers et le crédit; son dossier prend du temps et suit des critères stricts. Un prêt privé s'appuie souvent davantage sur l'immeuble, coûte généralement plus cher et dure peu. Les conditions varient, et tout se lit par écrit.

Banque ou prêt privé : le choix se fait rarement sur un seul critère. Il dépend de ce que votre dossier offre et de ce que votre projet exige.

Ce guide décrit comment chaque prêteur raisonne, ce qui peut orienter la décision et les points à vérifier avant de signer.

Comment une banque évalue-t-elle un dossier

Selon la BDC, une banque examine les états financiers récents, les actifs, l'expérience de la direction et la cote de crédit. Elle regarde aussi la santé du secteur.

La BDC désigne les flux de trésorerie comme l'indicateur le plus important. La banque veut savoir si l'entreprise génère assez d'argent pour payer la dette.

Elle utilise aussi le ratio de couverture de la dette. Il compare le revenu disponible aux intérêts et au capital à rembourser sur l'année.

La BDC mentionne enfin que l'investissement personnel du propriétaire compte. Un emprunteur qui met son propre argent montre qu'il partage le risque.

Ce travail demande des documents : états financiers, rapports de crédit, preuves de la mise de fonds, permis et devis. Prévoyez du temps pour les réunir.

Qu'est-ce qu'un prêt privé

Un prêt privé vient d'un prêteur qui n'est pas une banque : un particulier, une société ou un fonds. Les prêts hypothécaires y sont souvent à court terme.

L'Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) range les sociétés de placement hypothécaire parmi les prêteurs. Elle cite aussi les banques et les caisses. Elle précise que le type de prêteur influence le taux.

Le prêteur privé met souvent l'accent sur la valeur de l'immeuble donné en garantie. Cette règle n'est pas universelle : chaque prêteur a ses critères.

Les conditions des prêts privés ne sont pas standardisées. Ce guide ne cite aucun taux ni aucune durée, faute d'avoir trouvé de source officielle à jour.

Quand une banque est-elle plus adaptée

Elle l'est souvent quand le dossier est solide et que le projet n'est pas pressé. Voici des situations typiques.

  • Les états financiers sont à jour et les flux de trésorerie couvrent bien la dette.
  • La date de clôture laisse le temps de monter le dossier.
  • Le projet est un achat ou un refinancement ordinaire, à long terme.
  • Vous cherchez un amortissement et un terme stables.

La BDC rappelle que les banques financent en général de 75 % à 100 % de la valeur d'un achat commercial. Ce chiffre dépend de l'état de l'immeuble et d'autres facteurs.

Quand un prêt privé peut-il être envisagé

Il peut se discuter quand la banque ne peut pas répondre, par exemple faute de temps ou à cause d'un dossier atypique. Voici des cas qui reviennent.

  • La date de clôture est trop proche pour un processus bancaire.
  • Les états financiers ne reflètent pas encore le revenu réel de l'immeuble.
  • L'immeuble demande des travaux avant de répondre aux critères d'une banque.
  • Le crédit de l'emprunteur pose problème, mais l'immeuble a de la valeur.

Dans ces cas, le prêt privé répond à un besoin de rapidité ou de souplesse. Il le fait en général à un coût plus élevé.

Il n'est pas fait pour durer. Prévoyez dès le départ comment vous le rembourserez, par exemple en refinançant auprès d'une banque.

Quels risques vérifier avant de signer

Un prêt de courte durée oblige à renégocier ou à refinancer souvent. L'ACFC rappelle qu'à chaque renouvellement, le taux est renégocié et les paiements peuvent changer.

Voici ce qu'il faut demander par écrit, quel que soit le prêteur.

  • Le taux, la durée et le mode de remboursement.
  • Tous les frais : dossier, évaluation, honoraires juridiques, commissions.
  • Les pénalités de remboursement anticipé, que l'ACFC dit pouvoir atteindre des milliers de dollars.
  • Les conditions de renouvellement ou de remboursement à l'échéance.
  • Le caractère « à demande » du prêt, que la BDC signale pour beaucoup de prêts commerciaux.

Vérifiez aussi qui vous parle. Au Québec, le courtage hypothécaire est encadré par l'Autorité des marchés financiers. Consultez son registre pour confirmer l'inscription d'un intermédiaire avant de lui remettre vos documents.

Un courtier ne prête pas lui-même l'argent. Selon l'ACFC, il met l'emprunteur en contact avec des prêteurs.

Comment comparer les deux options

Mettez les offres côte à côte avec les mêmes critères. Le taux seul ne suffit pas.

  • Coût total sur la durée prévue, frais compris.
  • Délai pour obtenir les fonds, confirmé par écrit.
  • Souplesse en cas de retard de vente, de travaux ou de location.
  • Marche à suivre à l'échéance.
  • Garanties demandées, dont une caution personnelle.

L'ACFC conseille de comparer plusieurs prêteurs et de négocier. Elle dit que cela peut faire économiser des milliers de dollars.

Pensez aussi à la suite du prêt. Un prêt de courte durée a une échéance. À ce moment, il faut le rembourser, le renouveler ou le remplacer.

Si le remplacement passe par une banque, celle-ci jugera le dossier à ce moment-là. Les revenus de l'immeuble, la cote de crédit et les états financiers devront alors tenir la route.

Il vaut donc la peine de se demander dès le départ ce que la banque verra dans douze mois. Si la réponse est incertaine, le risque de refinancement est réel.

Cette réflexion ne remplace pas l'avis d'un professionnel du droit ou de la comptabilité, surtout quand les montants sont importants.

Que faire ensuite

Notez votre date limite, votre mise de fonds et les revenus de l'immeuble. Ces trois éléments décident souvent de la voie à suivre.

Demandez ensuite une offre écrite à chaque prêteur et lisez-la avec un professionnel du droit si les montants sont élevés.

PMECAP est un comparateur gratuit. Il ne prête pas, ne publie pas de taux et ne promet aucun délai. Son formulaire est transmis à un cabinet de courtage inscrit auprès de l'AMF.

Lisez le guide sur les taux et la mise de fonds d'un prêt commercial, puis la famille des prêts privés et celle du refinancement.

Questions fréquentes

Pourquoi le prêt privé coûte-t-il généralement plus cher?

Il répond souvent à un besoin de rapidité ou de souplesse, à un coût plus élevé. Comparez les coûts totaux par écrit.

Que regarde une banque en premier?

La BDC indique que les flux de trésorerie sont l'indicateur le plus important.

Comment vérifier un intermédiaire au Québec?

Consultez le registre de l'Autorité des marchés financiers avant de lui remettre vos documents.

Un prêt privé peut-il être permanent?

Il n'est pas fait pour durer. Prévoyez dès le départ comment le rembourser, par exemple avec un refinancement bancaire.

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